Communiqué de presse de Jean-Louis CHAUZY
Président du Conseil économique et social régional Midi-Pyrénées
Toulouse, le 15 juin 2010

L'économie Aveyronnaise a besoin de l'aéroport Rodez - Marcillac

Dans une politique d’aménagement du territoire et de développement économique la plate-forme aéroportuaire de Rodez-Marcillac est considérée comme un équipement structurant et indispensable pour l’économie aveyronnaise et du sud du Massif-Central. Au moment où les collectivités, partenaires et cofinanceurs, dont la Communauté d’Agglomération du Grand Rodez et le Conseil Général s’interrogent avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Rodez sur les orientations à prendre, le Conseil Economique et Social Régional de Midi-Pyrénées tient à rappeler le rôle fondamental de cet aéroport pour les entreprises, l’accessibilité et l’attractivité de Rodez et du département. Au moment où nous nous préparons à l’arrivée du TGV en 2020 à Montauban et Toulouse, trois questions se posent : Quel projet construire pour le développement de l’aéroport ? Quelle structure juridique ? Quels financements ?
1) Le développement des lignes
La ligne Rodez-Paris est l’axe qui doit être privilégié, même si le coût pratiqué par l’exploitant est un sujet de préoccupation.
La ligne Rodez-Lyon, en liaison avec Castres, est une nécessité pour l’économie, elle doit bénéficier encore de l’aide de l’Etat et la Région.
Les lignes low-cost :  au cœur des critiques et des polémiques, la question des lignes low-cost et donc de Ryanair,  en raison des coûts de marketing imposés aux collectivités fait débat.
Le retour sur investissement peut être quantifié pour l'économie aveyronnaise mais dans un contexte concurrentiel, il serait nécessaire d’avoir une discussion globale entre les aéroports de Midi-Pyrénées avec l’appui du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Toulouse et Ryanair, surtout à la veille de l’ouverture de l’aéroport de Brive-Souillac.
La perte de Ryanair entrainerait pour l’aéroport des conséquences difficiles  (licenciements et dépôt de bilan).
Le fret aéroportuaire : cette question devrait faire aussi l’objet de discussion avec les aéroports de Toulouse, Orly et les entreprises publiques intéressées.
2) Le cadre juridique élargi à la gouvernance.
Il est aujourd’hui nécessaire que le syndicat mixte décide du titulaire de la délégation de service public qui sera gestionnaire de l’aéroport. La Région comme elle l’a fait pour Tarbes pourrait être sollicitée pour être un nouveau partenaire aux côtés de la Communauté d’Agglomération de Rodez et du Conseil Général au sein du syndicat mixte.
Il serait souhaitable de pérenniser la gouvernance de la nouvelle structure plutôt que l’alternance en continu.
3) Les investissements réalisés : ils trouveront une justification et une efficacité économique si tous les acteurs s’accordent sur un projet.
Dans un contexte concurrentiel où chaque euro dépensé doit être un euro investi pour le développement économique, il est nécessaire d’avoir un projet partagé et assumé par tous.

Une concertation avec la Direction Générale de l’Aviation Civile apparaît nécessaire. Toutes les collectivités et sociétés gestionnaires d’aéroport devraient y être conviées.