Déclaration de presse de Jean-Louis CHAUZY
Président du Conseil économique et social régional Midi-Pyrénées

Le 17 Novembre 2009

30 ans après le Plan Grand Sud-Ouest annoncé par le Président Valéry GISCARD D'ESTAING à Mazamet,
nous sommes encore en retard !

 

Le 17 Novembre 1979, Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République, présentait au Palais des Congrès de Mazamet un plan de 10 ans en faveur des 3 régions et des 18 départements du Grand Sud-Ouest.

Ce plan à 10 ans était annoncé comme un plan de rattrapage en faveur :

  • des infrastructures de communication (Bordeaux-Toulouse-Narbonne, Cahors-Toulouse, Ax les Thermes-Andorre, Toulouse-Albi-Rodez, Toulouse-Auch)…,
  • des investissements pour les bassins industriels,
  • du soutien aux filières agricoles,
  • de l’enseignement  supérieur et de la recherche

Il devait servir à nous préparer à l’entrée de l’Espagne et du Portugal dans l’Union Européenne.

Un milliard de francs ont été affectés à ce plan pour l’année 1980.

L’alternance politique de 1981, puis l’établissement d’un plan intérimaire de l’Etat 1982/1984 puis la signature  des contrats entre l’Etat et les régions auxquels se sont ajoutés massivement les fonds européens ont permis grâce aux leviers constitués par les lois de décentralisation de moderniser notre région, les lycées, les universités, les transports collectifs de voyageurs, de développer les autoroutes…

L’attractivité  de Toulouse s’est renforcée, la démographie aussi grâce à Airbus, l’industrie  aéronautique  et spatiale.

Mais 30 ans après ce plan, nous sommes toujours en retard en raison notamment de l’affaiblissement de l’Etat, du non respect des contrats de plan sur le volet routier et de l’absence d’anticipation sur des grands dossiers quand il aurait fallu se mobiliser, il y a 25 ans, en faveur du TGV, du ferroutage, des réserves d’eau, du développement économique et de l’essor démographique de notre région (aujourd’hui 2 M 800 000 habitants).

30 ans après le Plan Grand Sud-Ouest, nous sommes encore en retard.

Ce n’est pas aux régions, aux conseils généraux, aux communautés de communes à financer le TGV mais à l’Etat.
Il faut encore en 2009 une véritable politique d’aménagement du territoire en faveur des villes moyennes et des territoires ruraux.

Le grand emprunt que l’Etat va décider doit contribuer au financement de nos retards sur les grands projets d’infrastructures.

Les Pyrénées restent une barrière et un obstacle aux coopérations nécessaires et aux relations entre les hommes.

Il faut sortir Midi-Pyrénées de son isolement !