Communiqué de presse de Jean-Louis CHAUZY
Président du Conseil économique et social régional Midi-Pyrénées
Toulouse, le 22 juin 2010

Après la visite du Commissaire Européen de l’Agriculture en Aveyron

La visite du Commissaire Européen à l’Agriculture en Aveyron le 18 Juin aura peut-être été utile pour ce secteur d’activités qui avec l’agroalimentaire est le premier employeur de l’Aveyron mais aussi de Midi-Pyrénées. Les responsables agricoles ont retrouvé l’ancien ministre de l’agriculture de Roumanie connaissant bien l’Aveyron et le Sud-Ouest jusqu’au festival de jazz de Marciac.
Rappeler notre attachement à une démarche qualité (Midi-Pyrénées est la 1ère région de France pour les appellations d’origine contrôlée) est une évidence, dire notre préoccupation pour développer une agriculture écologiquement responsable correspond aux choix faits majoritairement par les agriculteurs.
Mais la reconnaissance de spécificités liées à l’agriculture de montagne est une bataille qu’il faut poursuivre au plan français et européen, il en est de même pour les réserves d’eau, largement insuffisantes car même pour le bio, il n’y a pas d’agriculture sans eau.
Nous sommes en retard et ce n’est pas la faute à Bruxelles.
Il convient aussi de rappeler et de dire à l’Europe que s’il faut développer la qualité, la politique de labels en Midi-Pyrénées ne représente que 8% de la production agricole.
Le Conseil Economique et Social Régional qui prépare un avis sur la réforme de la PAC à mi-mandat (2007-2013) regrette de ne pas avoir été associé à cette visite ni à aucune des réunions de travail, il aurait rappelé que la première fonction de l’agriculture est de nourrir les hommes, dans l’Europe des 27, 80 millions d’habitants ne mangent pas à leur faim.
Au moment où notre pays connaît une aggravation du chômage et de la précarité on ne peut développer une agriculture seulement pour les riches, que sur des produits de niche à forte valeur ajoutée.
L’agriculture doit rester diversifiée avec des produits de masse écologiquement responsables, sécurisés et pour tous les consommateurs (les associations caritatives nous le rappellent tous les jours).

Faute d’avoir été invité, le CESR lui enverra son rapport. Un peu plus d’ouverture d’esprit dans la gestion du programme du Commissaire n’était pas attentatoire à la démocratie, mais l’aurait renforcée.